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Attachez vos ceintures !



Qui n'a jamais été angoissé à l'idée de monter dans un avion ? Les crashs aériens survenus ces dernières années n'ont pas eu pour effet d'apaiser les passagers, déjà réticents aux turbulences. D'autant que celles-ci sont souvent assimilées au début d'un accident aérien dans l'inconscient collectif. les turbulences, aussi « ennuyeuses » soient-elles, ne sont en fait pas dangereuses, les passagers ne sont simplement  pas assez informés sur l'origine des turbulences et le risque minime qu'elles présentent pour la bonne tenue d'un vol. Il existe trois types principaux de turbulences : thermique, mécanique et celles dues au cisaillement du vent. Les turbulences d'origine thermique se produisent lorsque l'appareil traverse des nuages, tandis que les turbulences d'origine mécanique surviennent lorsque des structures physiques comme des montagnes perturbent le courant du vent, ce que les pilotes évitent simplement. Enfin, les turbulences dues au cisaillement du vent sont les plus imprévisibles et, sans doute, les moins rassurantes. Elles se produisent lorsqu'un pilote emprunte ce que l'on appelle un courant-jet, soit un courant d'air rapide et confiné que l'on trouve dans l'atmosphère de certaines planètes telle que la Terre. Une sorte de « route » aérienne dans laquelle s'engouffrent les pilotes pour profiter du vent arrière et minimiser la consommation de carburant. En somme, les turbulences sont des phénomènes naturels auxquels les personnels de bord sont parfaitement habitués. Pour les passagers, c'est une autre histoire.

Chaque vol, chaque jour, le pilote est obligé de rencontrer un degré d'air rugueux, les turbulences sont considérées comme une question de confort et de commodité, pas comme un problème de sécurité. Elles sont ennuyeuses, mais pas dangereuses. Bien entendu, le risque zéro n'existe pas et il peut arriver que, dans les pires cas, certains passagers se blessent pendant les secousses ; la grande majorité d'entre eux n'ayant pas mis leur ceinture de sécurité.

Avant de décoller, les pilotes reçoivent toujours des rapports de prévisions météorologiques et de turbulences. Une fois en altitude, ils obtiennent des mises à jour périodiques de la part des météorologues qui sont sur le terrain. Ils ont un radar météorologique dans le cockpit, ainsi que leurs yeux pour voir et éviter les pires conditions météorologiques. Et peut-être plus utile encore, ils recevront  des rapports en temps réel de l'aéronef (l'outil capable de comprendre et contrôler le vol, ndlr). Avec tous ces outils à leur disposition, ils ont une assez bonne idée de savoir où, quand, et comment sont les turbulences. 

La meilleure façon de se protéger des petites secousses « surprises » est de garder sa ceinture attachée, tout à fait comme les pilotes font.