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Economie algérienne en 2016 Le scan d’OBG



Le rapport Algeria 2016 du cabinet Oxford Business Group (OBG) arrive à point nommé pour nous donner un round-up des faits saillants de l’actualité économique algérienne de l’année qui vient de s’achever. C’est aussi un document qui contient de précieux avis de spécialistes, décideurs, observateurs, de la sphère économique et un excellent miroir reflétant les forces et les faiblesses, les opportunités nouvelles et les vulnérabilités encore pesantes de l’économie nationale.

Dans son rapport économique The Report: Algeria 2016, le cabinet d’intelligence économique et de conseil Oxford Business Group (OBG) livre son appréciation sur la politique économique de l’Algérie avec notamment le nouveau modèle de développement économique mis en œuvre par le gouvernement durant l’année écoulée.

Après avoir rappelé la position géopolitique et économique de l’Algérie dans la région, le cabinet note qu’ «en raison du ralentissement de la production et des exportations ainsi que de la forte baisse des prix du pétrole depuis le milieu de 2014, le gouvernement a pris une série de mesures pour encourager les investissements dans d'autres sphères économiques ».

Le rapport d’OBG cite une déclaration du Président Bouteflika, selon laquelle : « notre stratégie est simple : la croissance comme objectif permanent et prioritaire et l’entreprise comme moyen de réalisation. Tout est fait pour encourager l’investissement et la création d’activité et améliorer l’environnement de l’entreprise ».

« Pour réaliser cet objectif, nous nous sommes attelés à réunir un consensus très large autour de cette question de transformation économique. Le Gouvernement, les syndicats et le patronat ont conclu un pacte national économique et social pour la croissance, qui place l’entreprise algérienne au cœur de la démarche de relance et lui fournit toutes les conditions de réussite et de développement », ajoute-t-il dans un entretien exclusif à OBG, publié dans The Report : Algeria 2016.

Le cabinet d’intelligence économique met en exergue les mesures prises par les autorités pour attirer l’investissement étranger. Il cite l’amélioration de l’accès au financement et l’accès au foncier pour les activités industrielles. Aussi, « les services financiers sont aussi en voie de modernisation. Les secteurs de la banque et de l'assurance recherchent de nouvelles façons de répondre aux besoins des PME », souligne OBG. Et de noter que « le plus grand pays d’Afrique et même du bassin méditerranéen cherche à créer de la richesse en accroissant ses exportations, particulièrement à travers le continent africain ».

L’agriculture, un secteur clé

A ce titre, OBG observe que le secteur agricole est considéré par le gouvernement comme un secteur clé à plusieurs égards. Et de rappeler que le secteur agricole a reçu, en 2016, « une importante injection de capitaux, de l’ordre de 2,5 milliards d'euros, dans le cadre de la récente initiative Felaha 2019 qui s'appuie sur le Programme d'investissement public 2015-2019 ».

Dans cet ordre d’idée, le rapport met l’accent sur la volonté de l’Algérie d’attirer de grands investisseurs internationaux, dont des entreprises américaines, et à développer des certificats d'origine pour les produits algériens. 

Par ailleurs, dans le cadre du plan algérien visant à réduire sa dépendance au pétrole et au gaz, cinquante nouvelles zones industrielles sont en planification. La priorité sera accordée au développement de la production nationale tout en réduisant les importations industrielles. La région de Sétif est l'une des principales zones économiques d'Algérie bien qu'elle ne soit  que peu connue de la communauté d’affaire internationale. La région a de fortes perspectives de développement industriel et agricole.

Le secteur énergétique toujours privilégié

En dépit de tout ce volontarisme du gouvernement, le secteur énergétique demeure encore une force motrice pour l'économie. « Tout en tentant de freiner l'impact du ralentissement mondial des prix du pétrole et de soutenir la croissance économique, l’Algérie continue de miser sur l’exploitation de ses ressources naturelles en encourageant la production d'hydrocarbures pour compenser la baisse des prix », notent les rédacteurs du rapport. Plusieurs « mesures visant à rendre le marché plus attrayant pour les investisseurs étrangers ont été prises dont la libéralisation du secteur des énergies renouvelables, l'élaboration d'une règlementation claire pour les productions indépendantes d'électricité et la réduction des formalités administratives », est-il encore indiqué.

Des infrastructures en expansion

Le rapport d’OBG souligne le fait que « l'infrastructure de transport algérienne est en pleine expansion avec le développement et la modernisation des aéroports, des ports et des réseaux routiers et ferroviaires ». Le document est plus nuancé en notant qu’« une réduction des investissements soit plus susceptible de se produire au cours des prochaines années ». Il ajoutera cependant que « de nouveaux modèles de financement pourraient offrir certaines opportunités de croissance ».

Cap sur l’Afrique

L’intérêt grandissant de l’Algérie pour l’Afrique n’est pas passé inaperçu aux yeux des analystes d’OBG. « Le renforcement des investissements en Afrique subsaharienne et la promotion de nouveaux partenariats commerciaux à travers le continent jouent un rôle clé dans la stratégie de développement économique à long terme de l'Algérie, a déclaré le PDG d’OBG, Andrew Jeffreys, en rappelant qu’après avoir accueilli le Forum Africain d’investissement et d’affaires en décembre dernier, le pays sera l’hôte du Sommet annuel de l'Alliance des jeunes entrepreneurs du G20 en 2017 qui réunira plus de 1500 jeunes chefs d'entreprise et cadres.