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INDUSTRIE DU TOURISME (suite et fin)



Les politiques nationales menées depuis maintenant 30 ans n’ont pas pu créer une croissance suffisante pour être en mesure de soutenir un environnement propice à l’activité et au développement touristique en Algérie.

Une urgence et un besoin stratégique

Le secteur du tourisme en Algérie contribue aujourd’hui à hauteur de  quelque 2 % du produit intérieur brut (PIB), avec 5% environ  du total de l’emploi dans notre pays, des taux qui restent «très faibles» au regard des potentialités que recèle le secteur. Par contre  le tourisme marocain et tunisien  contribue à hauteur de quelque 10% du produit intérieur brut (PIB).

-La relation tourisme et développement territorial fait l’objet de questionnements critiques. 

• Quel rôle pour les élus locaux  pour développer  et  promouvoir l'offre touristique locale pour développer une économie locale  et la destination Algérie  pour relancer la dynamique d’intégration économique dans l’exploitation des ressources touristiques des collectivités territoriales  dans le  cadre des différentes politiques de développement local.

• Pourquoi les Algériens optent-ils pour la Tunisie ?

• Le rôle des agences de voyages dans le tourisme local?

• Pourquoi les clubs algériens de football professionnels choisissent  chaque année les pays étrangers  pour leur préparation ?

-Sont devenues d’ailleurs les lieux privilégiés des dirigeants des clubs algériens pour accueillir les stages d’intersaison de leurs formations respectives aux dépens des potentialités climatiques et touristiques du pays.

- La grande crise du tourisme que nous vivons  oblige  désormais la mise en place des régions touristiques pour une meilleure gouvernance territoriale qui seront placées sous l’autorité d’un conseil constitué de membres  élus et  de l’administration locale ainsi que des partenaires professionnels (investisseurs ) et structures adaptées, tant privées que publiques (agences de voyages comme  le Touring Club d'Algérie, ONAT et d’experts indépendants (élites locales) et de représentants de la société civile  dont la révision des codes de wilaya et communal en cours de réaffirmer que le tourisme est l’un des axes majeurs du développement local, par souci de promouvoir la destination touristique Algérie inter-régions sont de hauts-lieux de l’histoire de l’Algérie et du Maghreb entre autres : la Grande et la petite  Kabylie, le grand Sud, l’Oranie , l’Atlas Blidéen, Miliana, Theniet El Had, l’Ouarsenis, Tiaret ou encore les Oasis, la Saoura,  la Vallée du Mzab. Rappelons que l'offre touristique dans ces régions est  d’un important potentiel d’attractivité, notamment gorgée de grands  sites archéologiques historiques – de toutes les époques – et naturels  d’une beauté extraordinaire  et un littoral avec de superbes plages au décor naturel et d’un relief diversifié  de forêts, de grands espaces naturels protégés et un patrimoine culturel de toutes les époques et des dizaines d’autres destinations plus merveilleuses les unes que les autres. Elles sont aujourd’hui, un fleuron du tourisme algérien et  considérées comme  un tremplin pour le tourisme local en Algérie, un levier majeur pour véhiculer une meilleure image  pour promouvoir la destination Algérie sur la scène internationale.

Ceci dit, il faut se développer en plus du classique  Hadj et Omra et se tourner vers la promotion du tourisme  intérieur, il ne manquerait que les structures adaptées tant privées que publiques (agences de voyages le Touring Club d'Algérie, ONAT…) pour proposer par exemple  des séjours organisés qui font découvrir les diverses et merveilleuses régions de l’Algérie, ce beau pays qui ne cessera  de  surprendre par la splendeur de ses paysages et décors. Nous avons tout pour devenir le moteur  du tourisme en Afrique dans un pays considéré comme étant la réponse à ce défi  qui se trouve d’abord  dans  ce que tout le  monde sait : Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 2,5 millions de km2, c’est cinq fois la France, disposant d’une bande côtière de plus de 1200 km avec de superbes plages au décor naturel et d’un relief diversifié   de forêts et de grands espaces naturels protégés et un patrimoine culturel,  de sites archéologiques historiques de toutes les époques et  des dizaines d’autres destinations plus merveilleuses les unes que les autres, 3e producteur de pétrole en Afrique (derrière le Nigeria et l'Angola) et 12e  exportateur de pétrole et 4e  exportateur de gaz  à l'échelle mondiale et  parmi  aussi les grands producteurs de minerai de fer et de phosphate dans le monde . Par ailleurs, dans le but de notre contribution, nous avons choisi à titre illustratif de présenter  la photographie de Chlef, une région côtière à 200 kilomètres de la capitale. Située dans une position stratégique au cœur du centre-ouest, du pays, Chlef, la ville des oranges, une halte obligée en quête d’un  lieu de repos ou de rencontres entre les gens de l’ouest et du centre à des fins personnelles, professionnelles ou pour affaires. C’est la ville la mieux située au carrefour de deux grands axes routiers Alger (la capitale)  et Oran (la deuxième ville d’Algérie),  qui relie, notamment l’Algérie de l’Ouest à celle de l’Est. Elle s’ouvre au sud sur les hauts plateaux et au pied des monts de l’Ouarsenis, et au nord le littoral et les monts du Dahra qui surplombent  la ville de Chlef. À l’ouest  sur les wilayas de Relizane et Mostaganem, et à l’est  sur les  wilayas d’Ain Defla et Tipaza.  Avec ses 13 daïras et 35 communes, Chlef compte aujourd’hui plus d’un million d’habitants et se place ainsi au 9e  rang des grandes villes du pays (après Alger, Oran, Tlemcen, Constantine, Annaba, Batna, Blida, Sétif), et l’une des plus riches régions du pays après  la Mitidja,  les Hauts Plateaux et la Soummam, enfermant notamment sa grande richesse  en eau en toute saison et d’énormes ressources naturelles et de formidables potentialités agricoles , offrant  ainsi  des perspectives  économiques, agricoles , touristiques et de l’artisanat, prometteuses.  Du point de vue du relief, elle comprend trois régions naturelles diversifiées: les chaînes montagneuses du Dahra  (de 600 m d’altitude) au Nord et l’Ouarsenis au Sud (près de 2000 mètres d’altitude), la vallée du Chéliff au centre et disposant d’une bande côtière de plus de 120 km. 

 

Chlef carrefour de transit

Gorgée de grandes richesses naturelles et de formidables potentialités agricoles et industrielles, elle est traversée d’Est en Ouest par l’Oued Cheliff, le plus long d’Algérie, avec ces 750 kilomètres. En vérité, Chlef peut se relancer comme capitale du tourisme d’affaires, notamment de par ses atouts géographiques et commerciaux, pour charmer les investisseurs, les hommes d’affaires, les commerçants. Car Chlef, est le grand carrefour de transit et d’échange de commerces en plein développement, encore plus, le tissu industriel sera renforcé  cette année par la création de deux zones industrielles dans les communes d’Oued Sly et Boukadir, ainsi que trois zones touristiques sont projetés sur le littoral de Ténès au niveau d’El Hamadia, Mainis et Tigheza. En plus des banques nationales  beaucoup  de banques étrangères sont représentées à Chlef, poumon du développement économique régional.

Dans son histoire, selon les affirmations des historiens, la ville remonte au début de l'occupation romaine en Afrique du Nord, connue alors sous le nom Castelum Tinginitum, Orléans ville, El Asnam, et Chlef sont, en un peu plus d’un siècle. En s'installant dans la vallée du Chéliff au premier siècle de l'ère chrétienne, les Romains choisirent l'actuel emplacement de la cité pour y bâtir une ville de garnison.  Une ville millénaire  qui  traduit le passage de plusieurs civilisations romaine, islamique, ottomane, française et bien sûr le royaume de la grande dynastie berbère des Maghraoua,  avant les Turcs. Baptisée officiellement , Ech Cheliff en vertu du décret n° 81-106 du 26 mai 1981–  évoque dans son nom les racines de l’oued Chéliff, anciennement El Asnam, le site de l'ancienne Castelum Tinginitum à l'époque romaine avait la particularité de rassembler parmi les ruines de nombreuses sculptures sur pierres d'où son appellation  El-Asnam puis Orléans ville élevée au rang de préfecture à l'époque de la colonisation française, fut créée par  décret du 31 décembre 1856, Ferdinand Duboc est élu premier maire de la ville. Après l’indépendance, la ville reprend son nom d’origine El-Asnam, en vertu de l’ordonnance n°63-421 du 28 octobre 1963. La ville  de Chlef, née de sa position  géographique est une région riche d’un patrimoine millénaire notamment ses vestiges et  la plus ancienne église d'Afrique inaugurée en 426 par Saint Réparatus qui  traduisent le passage de plusieurs civilisations romaine, islamique, ottomane et, bien sûr, française. La wilaya de Chlef constitue un creuset  patrimonial culturel  et historique qui a participé  à l’enrichissement  de la civilisation arabo-musulman. 

 

endroit réputé pour les chasseurs

Selon Ibn Khaldoun avant les Turcs, El Asnam, l’actuelle Chlef a été le royaume de la grande dynastie berbère des Maghraoua. Le XVe  siècle verra l'arrivée des Ouled Kosseir, une tribu Djouads (noblesse militaire) dite d'origine Koraïchite (des béni Makhzoum) qui devient l'une des tribus les plus puissante et les plus riches de la vallée du Cheliff. La ligne ferroviaire  a été inaugurée  par les trains  en provenance d’Alger et d’Oran  en 1870, suivie de celle de Chlef – Ténès est abandonné aujourd’hui  à son triste sort. Et la cinquième au monde à avoir introduit l’électricité 1886. La poudrière d’El Asnam qui fait aujourd’hui office de musée où tous les vestiges qui y sont exposés : Les pièces archéologiques présentes à l’intérieur de la poudrière et dans sa petite cour  reflètent  bien  l’histoire  millénaire de la vallée du Chélif. Et enfin, sa prestigieuse  médersa (école) Khaldounia, située au centre-ville de Chlef dont «la construction remonte à 1944» a été financée par des notables et bienfaiteurs de la ville. C'est une école dont il fut un véritable pôle du savoir où s'enseignait notamment, la jurisprudence religieuse, la grammaire, les mathématiques, l'astronomie, l'histoire, la géographie, la culture arabo-islamique. La zaouïa de Medjadja fut fondée au XVIème  siècle qui contribuera à l'enseignement de l'islam dans toute la région.

Autant , la wilaya de Chlef pourrait devenir une future capitale régionale compte tenu de sa situation géographique et comme le grand carrefour de transit et d’échange du commerce en plein développement  et  aussi de par  l’importance de ses ressources et potentialités notamment  agricoles : les plaines du Cheliff (Haut Chéliff, Moyen-Cheliff et Bas Cheliff) qui constituent des périmètres  à  haut potentiel de production, touristique et  une ville en pleine expansion industrielle qui est composée  essentiellement par les industries du ciment , des plastiques et caoutchoucs , des céramiques , des  mines et carrières, de productions de GPL  (butane et propane), verre,  marbre, Placoplatre industrielles ,cloisons amovibles , panneaux solaire, lait et dérivés, concentré de tomates,  jus de fruits, huiles d’olive..., Chlef est aussi liée chaque année au festival de la marionnette , l’organisation du  festival scolaire et à la célèbre fête des oranges, car elle est connue pour être la ville des agrumes de bonne qualité, des blés d’or, vignobles, oliviers , apiculture, légumes, arboriculture. Il existe trois ports de pêches à Ténès réputé  pour sa sardine  de haute qualité, deux autres à  El Marsa et Béni Haoua, ainsi que deux stations de dessalement d’eau de mer à Ténès et Beni Haoua qui alimentent une grande partie  des populations de la wilaya. En plus de ces potentialités, sa richesse touristique se justifie davantage  compte tenu de l’existence  d’un relief diversifié  et de forêts de pins d’Alep, Chlef est desservie par un aéroport civil international situé à environ 10 km au nord de la ville, desservant la ville de Chlef et sa région (wilaya de Chlef, wilaya de Relizane, wilaya de Mostaganem, wilaya de Tissemsilt, wilaya de Tiaret et wilaya d'Ain- Defla, la ligne ferroviaire qui relie Alger à Oran ainsi que par plusieurs voies routières et plusieurs infrastructures  hôtelières modernes  allant d’une étoile à  quatre  étoiles.  C’est aussi l'endroit d’Algérie le plus réputé pour les chasseurs, le gibier y est abondant. Il serait vain de parler de Chlef sans évoquer, le devoir de mémoire.

D’abord on se remémore  de la mémoire de nos martyrs : «Qui se souvient de l'histoire de l’Algérie se souvient de l’héroïne  Hassiba Benbouali, cette fille, d’El Asnam, l’actuelle Chlef». Par ailleurs, aux anciens maires et d’illustres érudits  de la ville, hommes  d’une conduite exemplaire et d’une grande modestie, qui nous ont quittés et qui ont joué un rôle très positif dans la société et l’Etat algérien qui ont mis leur savoir et leur mandat d’élu au service de la société et l’intérêt suprême du pays  pendant l’indépendance faisant d’eux les militants d’honneur comme : Les Djabbour Cherif, Chorfa Belkacem, Benali Ameur, Aoufène Bouaissi, Belhadj Sinini M’hamed (vice-président), et Akeb Daoudj (dit Khelifa le boxeur) et enfin, le préfet d’Orléansville , Sadek Ourabah. Comme aussi d’illustres érudits  qui ont mis leur savoir au service de la société tels que,  le mufti cheikh Bouabdelli, cheikh Boudali dit El Farissi, cheikh Atba, cheikh Saïdi, Hadj Brahim Achit, cheikh El Medjadji, cheikh Mahdi, cheikh Djazouli, Ait Hamouda, Cheikh Dahmani, Bouali Kouadri et tant d’autres.

Nous ne pouvons  oublier  une  pensée  dédiée à notre cher regretté Ahmed Wahbi qui a consacré une  chanson spéciale au deuil  du séisme 1954 d’El Asnam(hozni  alyk y a El Asnam) ainsi qu’ à Paul Pobert, éditeur français né  à Orléansville (Chlef) où il a fait ses études primaires et secondaires  puis supérieures à la faculté centrale d’Alger. Il est universellement connu  aujourd’hui comme l’auteur du dictionnaire du petit Robert. Son père et son oncle ex- maire de la ville  qui ont grandement contribué à la reconstruction d’Orléansville  avant et après le séisme de 1954.

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