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Airbus s’intéresse à la peinture électroluminescente pour ses avions

Darkside Scientific a développé un nouveau produit, dénommé LumiLor et présenté comme la «première et seule peinture électrolytique brevetée au monde». La société affirme que son produit permet aux industriels d’imaginer des dessins lumineux d’une façon qui n’était pas possible auparavant. Elle ajoute que LumiLor émet une lumière d’une seule couleur, visible de loin et même en cas de brouillard, de neige et de fumée. Les responsables d’Airbus en charge de l’innovation se disent «impressionnés» par la technologie et entrevoient des possibilités «prometteuses» pour l’avenir.

«C’est un nouveau produit passionnant qui peut transformer les surfaces en éléments fonctionnels d’une manière non conventionnelle», estime Vincent Loubière, technologue principal chez Airbus et responsable d’Airbus Protospace. Darkside Scientific a l’esprit que nous recherchons chez nos partenaires -dévouement, réactivité, rapidité dans le développement et les tests de solutions concrètes».

Darkisde Scientific explique que la lumière est répartie de façon égale sur tout le revêtement et apparaît de la même manière sous tous les angles de vue, contrairement à d’autres sources lumineuses comme les LED. «Tout ce que vous peignez avec LumiLor peut être allumé et éteint aussi facilement qu’une ampoule» ajoute-t-elle.

La formule a été perfectionnée pour résister aux conditions difficiles du transport aérien. «LumiLor respecte les normes requises pour les vols en étant appliquée à l’extérieur des avions commerciaux», selon le directeur général de Dark side Scientific.

 

Crash Air Algérie au Mali

Swiftair mise en examen en France

La compagnie aérienne Swiftair a été mise en examen jeudi en France pour «homicides involontaires», après l’accident d’un de ses avions lors d’un vol opéré pour le compte d’Air Algérie entre Ouagadougou et Alger en 2014, qui avait entrainé la mort des 116 personnes à bord.

La compagnie espagnole a appris le 29 juin 2017 sa mise en examen pour «homicides involontaires par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité», les juges évoquant des défauts de formation des pilotes. Cette mise en examen est une première depuis le crash du vol AH5017 le 24 juillet 2014, qui avait coûté la vie à 110 passagers et six membres d’équipage lors d’un vol entre Ouagadougou et l’aéroport d’Alger opéré par Swiftair en McDonnell-Douglas MD83.

Une expertise judiciaire publiée en décembre dernier avait repris l’essentiel du rapport final du BEA sur l’accident : les pilotes n’avaient pas déclenché le système antigivrage à l’approche d’une zone orageuse, puis ne s’étaient pas aperçu du décrochage de l’avion, et n’avaient pas effectué les manœuvres appropriées à la situation alors que le MD83 partait en spirale – avant de s’écraser à une vitesse de 711 km/h dans le désert. Les enquêteurs n’ont pas pu comprendre ce qui a pu se passer dans la tête des pilotes et analyser plus en avant leurs comportements en l’absence de données issues de l’enregistreur des voix du cockpit CVR (dont les données étaient inutilisables, contrairement à celles de l’enregistreur de données de vol FDR).

Les experts ont aussi mis en avant l’entraînement au sol «insuffisant et incomplet» des deux pilotes, qui ne volaient que quelques mois par an avec de longues périodes d’interruption. Ils n’avaient en particulier pas reçu d’entraînement aux situations de décrochage depuis leur entrée chez Swiftair, en juillet 2012, pour le commandant de bord et en juin 2013 pour la copilote. Ce qui expliquerait par exemple leur manque de réaction face au manche qui se met à vibrer et aux alarmes retentissant dans le cockpit pour les avertir d’une anomalie (selon le BEA, le pilotage automatique avait été désactivé 22 secondes après le déclenchement de l’alarme de décrochage), et les réflexes inappropriés pour tenter de sortir de la situation de décrochage (en positionnant le manche pour cabrer l’avion et maintenir son altitude, au lieu de lui faire faire un piqué).

 

Une tour de contrôle virtuelle pour l’aéroport de Londres-City

 

L’aéroport de Londres-City deviendra en 2019 le premier du pays à être équipé d’une tour de contrôle numérique, 14 caméras haute-définition retransmettant des images à 360° de la piste en direct aux contrôleurs installés dans le Hampshire, 130 km au sud-ouest de la capitale.

La solution numérique est un investissement de plusieurs millions de livres utilisant des caméras et des capteurs HD à 360° «à la fine pointe de la technologie» installés au sommet d’une tour de 50 mètres nouvellement construite, explique l’aéroport londonien dans un communiqué. Un flux d’images donnant une vue panoramique du terrain en direct, ainsi que des «données sensorielles et opérationnelles», seront envoyés par des connexions sécurisées ultra-rapides à une nouvelle salle de contrôle dans les installations régionales du NATS à Swanwick, dans le Hampshire, avec des «avantages et des gains d’efficacité significatifs».

NATS, le premier fournisseur britannique de services de contrôle de la circulation aérienne, a approuvé la décision de remplacer la tour de contrôle existante vielle de 30 ans par une tour numérique, développée par Saab Digital Air Traffic Solutions. London City Airport a approuvé les plans pour la nouvelle tour avec à son sommet 14 caméras haute-définition et deux caméras panoramiques : elles offriront «un niveau de détail supérieur à l’œil humain», avec de nouveaux outils de visualisation qui moderniseront et amélioreront la gestion du trafic aérien. Les contrôleurs de la circulation aérienne effectueront leur rôle opérationnel via 14 écrans HD formant une image panoramique sans interruption (360° condensés dans un arc de 225°), ayant évidemment accès aux signaux sonores et radars de l’aéroport – les données disponibles pouvant en outre s’afficher sur l’écran principal.

La technologie de pointe de Saab Digital Air Traffic Solutions, testée et déjà utilisée dans les aéroports d’Örnsköldsvik et Sundsvall en Suède, offre plusieurs avantages pour une gestion efficace du trafic aérien à l’aéroport de London City. Les contrôleurs pourront utiliser une gamme d’outils de visualisation tels que le zoom haute définition et les visuels améliorés, qui fournissent des vues détaillées de l’activité sur l’aérodrome, y compris des vues rapprochées des mouvements d’aéronef le long de la piste de 1500 m, avec des caméras panoramiques pouvant magnifier jusqu’à 30 fois pour une inspection approfondie. Ils auront également des informations en temps réel, y compris des données opérationnelles et sensorielles, pour construire une vue en réalité augmentée en direct de l’aéroport.

Par exemple, la possibilité de superposer les images avec des informations météorologiques, des étiquettes à l’écran, des données radar, des panneaux d’appel d’avion ou le suivi des objets en mouvement. Pour Johan Klintberg, CEO de Saab Digital Air Traffic Solutions, «cette décision de London City Airport est une preuve supplémentaire que Saab Digital Air Traffic Solutions est le premier fournisseur mondial de technologies de tours à distance et numériques. Avoir un aéroport international clé comme l’aéroport de London City démontrer sa confiance dans notre solution prouve que ce produit est évolutif, apportant les avantages de la numérisation aux opérateurs de l’aéroport sans contrainte de taille ou d’emplacement».

Declan Collier, PDG de London City Airport, a déclaré : «Ce nouveau système numérique de contrôle aérien améliorera la sécurité et la résilience, établissant une nouvelle norme pour l’industrie aéronautique mondiale». Mike Stoller, directeur Aéroports de NATS, ajoute : «Les tours numériques vont transformer la manière dont les services de trafic aérien sont gérés dans les aéroports, en fournissant des avantages réels de sécurité, d’exploitation et d’efficacité, et nous sommes ravis que London City Airport ait choisi de travailler avec nous pour offrir ce qui sera le premier de son genre au Royaume-Uni».

La construction de la tour numérique commencera plus tard cette année, dans le parking de longue durée de l’aéroport à hauteur du milieu de la piste ; elle devrait être achevée en 2018, après quoi un an d’essais et de formation du personnel seront nécessaires pour valider la solution. L’aéroport de Londres-City fête son 30ème anniversaire cette année, et va débuter son projet City Airport Development Programme (Develo) d’un coût de 350 millions de livres.

 

Les USA imposent de nouvelles mesures de sécurité sur tous les vols internationaux

L’administration américaine va imposer des mesures de sécurité renforcées sur tous les vols directs internationaux à destination des États-Unis. Les appliquer sera la seule façon pour les aéroports et les compagnies aériennes d’échapper à l’interdiction en cabine des appareils électroniques, y compris pour ceux qui sont déjà concernés par cette mesure.

Le secrétaire d’État à la Sécurité intérieure, John Kelly, a présenté mercredi 28 juin les nouvelles exigences qui s’imposeront à 180 compagnies aériennes et 280 aéroports dans 105 pays.

Les aéroports servant comme dernier point de départ vers les États-Unis et les compagnies aériennes opérant les vols vont devoir améliorer «le contrôle et le filtrage des passagers», renforcer «le contrôle des appareils électroniques personnels» et augmenter «les protocoles de sécurité autours des aéronefs et dans les zones ‘’passagers’’. Ils devront également déployer «des technologies de pointe» et avoir recours de façon plus intensive aux brigades canines.

Washington va également inciter davantage d’aéroports internationaux à établir des centres de pré-dédouanement américains, comprenant la présence dans leurs installations d’agents de l’US Customs and Border Protection pour que les passagers puissent effectuer les formalités d’entrée aux États-Unis avant leur arrivée sur le sol américain.

Certaines de ces mesures seront donc «invisibles» et d’autres «visibles» pour les voyageurs, indique le département d’État à la Sécurité intérieure (DHS) dans une note explicative. Les contrôles seront certes renforcés, mais il n’y a pas «de modifications quant aux éléments autorisés dans les bagages à main et les bagages enregistrés».

Au total, ce sont chaque jour 2.100 vols et 325.000 passagers en moyenne qui seront concernés par la nouvelle réglementation. Sa mise en œuvre se fera «par étapes au cours des prochaines semaines et des prochains mois, en coordination avec nos partenaires internationaux», assure le DHS.